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 Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?

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Calum A. Matthews

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MessageSujet: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Ven 19 Fév - 14:36

“ MATTHEWS, CALUM ”
played by Cillian Murphy.



    © I, me & myself


      more about you, guy.

      NOM : Matthews
      PRÉNOM : Calum & Avalon
      ÂGE : 26 ans
      DATE & LIEU DE NAISSANCE : 20/11/83
      CLASSE SOCIALE : Relativement aisée.
      ETUDES / JOB : Professeur de français à Roosevelt.





    ce que tu ne pourras cacher.


HISTOIRE : Post suivant.
FAMILLE : ... six lignes
CARACTÈRE : ... sept lignes
PHYSIQUE : On juge toujours une personne par son physique. Par exemple, si quelqu’un est beau, mince et blond, notre inconscient fera automatiquement le rapprochement avec une apparition divine (dire ange, ça fait moins classe), et nous aurons plutôt tendance à faire confiance à cette personne. Même si en fait, c’est un dangereux et sanguinaire criminel (bon, d‘accord, c’est vrai que c’est peu probable que vous croisiez un tueur beau, blond, mince et de surcroît assoiffé de sang au coin de votre rue). Tandis que si une personne est roux, bossu et a un nez crochu, votre cerveau poussera un cri (« sorcière ! »), et aussitôt vous déciderez de ne pas se fier à cette personne, aussi douce et aimable soit-elle en réalité. Mais vous, vous êtes vous jamais demandé de quoi vous aviez l’air aux yeux des gens ? Hein ? Heu… attendez un instant. A la base, je ne pense pas être venue ici pour faire un discours sur l’apparence physique des gens. Il me semble que j’étais sensée décrire un certain Calum (entre nous, je trouve ce prénom vraiment ridicule). C’est ça ? Ouais, on va dire ça.
Calum mesure près d’un mètre quatre-vingt, mais comme sa taille n’est pas vraiment un sujet de préoccupation (non, je ne vise personne en disant ça), il n’est sûr à cent pourcent qu’il mesure effectivement un mètre quatre-vingt. Alors on va dire qu’il mesure un mètre soixante dix-huit. Il pèse à peu près soixante-cinq kilos. Un mètre soixante dix-huit pour soixante-cinq kilos, donc. Il n’est pas bien gros, donc (mais ce n’est pas un américain, en même temps).
Notre gentil professeur est relativement grand (remarquez que j’insiste sur le mot relativement) et mince. Mais mince ne veut pas dire maigrichon, attention ! Parce que Calum fait de la musculation, il est quand même musclé et possède une silhouette sportive. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il a un corps parfait, parce que c’est faux, mais il a quand même des sacrés beaux abdos (ne me regardez pas comme ça, je ne suis pas une voyeuse !). Le jeune homme a la peau pâle, une des caractéristiques de sa nationalité anglaise. Et comme tout bon beefsteak (les anglais, pour les incultes) qui se respecte, il ne peut pas bronzer et devient d’une charmante couleur écrevisse dès qu’il est exposé à un soleil trop fort. Eh non, lui il n’a pas la peau qui miroite au soleil, même s’il est au moins aussi beau qu’Edward.
Calum a des cheveux châtains tirant vers le roux, ondulés et lui tombant sur les épaules. Il a longtemps eu les cheveux très courts, mais quand il débarqué chez les américain, il a décidé de se les laisser pousser, ne me demandez pas pourquoi. Mais on ne va pas se plaindre, hein ? Ses cheveux, banals au premier abord, prennent une belle couleur cuivrée au soleil. Autant dire que le jeune professeur apprécie sa tignasse, mais pas au point de l’admirer tout les jours devant son miroir. Parce qu’il n’est pas superficiel, il ne se trouve d’ailleurs pas si beau que ça (malgré que sa beauté soit indéniable, hommes et femmes vous le confirmeront).
Ce qui est le plus surprenant chez Calum, ça doit être ses yeux. Des yeux bleus. Mais d’un bleu extrêmement clair, qui paraissent fouiller au plus profond de votre âme. En outre, ses yeux sont ourlés de cils noirs et recourbés, qui, même s’ils ne sont pas très longs, donnent encore plus de profondeur à son regard acéré. Inutile de dire que ses yeux ravageurs en on fait fondre plus d’une (et plus d’un, ça marche aussi au masculin).
Son visage est beau (et non, je ne dit pas ça parce que je suis une pré-ado en furie). Ses traits sont fins, et selon les expressions qu’il prend, ils peuvent paraître légèrement efféminés. Calum ne sourit pas souvent, mais son sourire est beau, légèrement tordu, assez étrange. Quand les coins de ses lèvres se soulèvent, tout son visage en est illuminé. Une fossette creuse son menton (personnellement, je trouve ça craquant, pas vous ?). Enfin, tout ça pour dire qu’il a un beau visage, ou pour être plus exacte, qu’il a un visage très attirant. Calum s’habille, aussi (même si ça peut paraître du gâchis à certains… non, c’est bon, je me tais). Et sa tenue est souvent composée d’une chemise en coton ou bien d’un T-shirt moulant (et après, on s’étonne qu’il attire les homosexuels) et d’un jean. Ah oui, elle il met aussi des chaussures. En ce moment, il aime bien les grosses baskets ou bien les converses. En outre, il possède quelques accessoires ; une multitude de bagues ornent ses doigts, une chaîne en argent est passée autour de son cou et il arbore une boucle à l’oreille gauche.

SOCIAL : ... quatre lignes



    question de professionnalisme.


ETUDES / JOB : Professeur de français à Roosevelt University.
MATIÈRES PRINCIPALES :
POURQUOI CES ETUDES / JOB : ... quatre lignes
NIVEAU INTELLECTUEL : 0/100



    ne cache rien, voyons.


QUALITÉS : Fêtard ; Optimiste ; Attirant ; Extraverti
DÉFAUTS : Manipulateur ; Calculateur ; Têtu ; Rancunier
RÊVES : ... quelques mots
PEURS : ... quelques mots
SIGNE PARTICULIER : Bisexuel.



    petites questions entre amis.


IL Y A QUOI SOUS LES COUSSINS DE TON CANAPÉ ? Mon canapé, je suppose. Qu’est-ce qu’il pourrait y avoir d’autre ?
ET DANS TON FRIGO ? De la bouffe. Ca sert à ça, un frigo, voyez-vous.
LA COULEUR QUE TU PORTES LE PLUS SOUVENT ? Il suffit de me regarder pour le savoir. Du noir.
LA COULEUR DE TES CHAUSSETTES ? Vous voulez vraiment le savoir ?
QUELLE EST LA CHOSE DANS TON SAC QUE TU PRÉFÈRERAIS GARDER SECRÈTE ?



    de l'autre côté du miroir.


PRÉNOM : Lucile.
ÂGE : Et toi ?
F/M ? Devine.
AVATAR : Cillian Murphy. ♥️
SCÉNARIO/INVENTÉ : Inventé.
ROOSEVELT, TU L'AS TROUVÉ OÙ ? Y a longtemps.
TU LE TROUVES COMMENT ? Vu que ça fait depuis juillet que je suis dessus, suis-je obligée de répondre ?
CONNEXION : 3/7 jours en semaine.
AUTRE :
Je change de personnage, ne soyez pas tristes.
MOT DE PASSE DU RÈGLEMENT :
Spoiler:
 

“ QUAND FOND LA NEIGE , OU VA LE BLANC ? ”



Dernière édition par Calum A. Matthews le Mer 24 Fév - 10:29, édité 3 fois
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Calum A. Matthews

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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Ven 19 Fév - 14:36

Calum naît le 20 novembre 1983, à Brighton.
C’est un soir d’orage ; une véritable averse s’est abattue sur la ville de New York. Pendant ce temps, Ellen Matthews endure les pires souffrances à l’hôpital. Près d’elle, son riche mari, inquiet et torturé de voir sa femme à l’agonie. Dehors, des éclairs claquent dans un ciel d’un noir d’encre. Les hurlements de la future mère se mêlent à l’éclat retentissant du tonnerre. L’angoisse est à son comble, quand tout devient noir. Plus d’électricité ; l’orage a vaincu. Dehors, toutes les lumières faisant étinceler les gigantesques buildings de New York s’éteignent peu à peu. Les infirmières s’affolent, les médecins paniquent et cherchent de l’aide. Les lignes téléphoniques sont coupées également ; pas moyen d’aller chercher de l’aide. Et puis soudain, dans un dernier hurlement de souffrance, Helen donne naissance à son fils. Peu après, tout se tait. Tout se calme. Même les éclairs paraissent moins violents. Dans l’hôpital, tout le monde est comme statufié. Et dans ce silence médusé, les premiers pleurs du bébé retentissent. Il est minuit.

Il dit son premier mot à seize mois.
C’est une journée magnifique. Le ciel est d’un bleu magnifique qui se nuance lentement ; le soleil redescend lentement vers la ligne d’horizon ; une odeur d’herbe fraîchement coupée, de draps propres étendus au soleil, de vagues éclaboussant les pieds des enfants, de roses embaumant un radieux dimanche flotte dans l’air chaud. Dehors, un enfant aux yeux d’un bleu délavé cherche à attraper un papillon voletant avec légèreté devant son visage. C’est Calum. Il est uniquement vêtu d’une couche ; sa peau est d’un pâleur étonnante en été et ses bras dodus démontrent qu’il est bien nourri. Ses petits doigts potelés sont vont enfin se refermer sur le lépidoptère quand des bruits de pas le font fuir. L’enfant se retourne, boudeur, et fixe son père d’un air maussade, ses fins sourcils froncés. James ébouriffe les cheveux cuivrés de son fils et le prend dans ses bras. Calum ne rit pas. Serré contre le torse de son père, il fixe l’endroit où le papillon s’est envolé. Puis il ouvre sa petite bouche rose et déclare d’une voix posée ; « Papillon. » Son père le fixe, surpris, et comprend que son fils a prononcé son premier mot. Il éclate de rire et pique un petit baiser sur le haut du crâne de l’enfant.

Il commence à marcher à deux ans.
Le salon est luxueux, peut-être même un peu trop. Le plancher de bois sombre est illuminé par un lustre en cristal accroché au plafond par un fermoir de métal d’une jolie couleur argent. Au dessus d’une superbe armoire ouvragée en bois d’ébène trône un gigantesque et imposant miroir de bronze. Le sol est recouvert par un épais tapis orné de motif orientaux. Tout dans cette pièce, depuis l’écran plasma incrusté dans le mur jusqu’au splendide canapé de cuir où repose quelques coussins, montre la fortune des gens ayant fait bâtir cette maison. Sur l’épais tapis, un petit garçon est assis. Ses grands yeux bleus pâles sont baissés sur une petite voiture qu’il tient entre ses mains, et des mèches de cheveux roux tombent sur son front. Ses petits doigts se glissent habilement dans les portières de la voiture miniature, et un sourire éclaire son visage. Au bout de quelques minutes, lassé par ce jeu, il laisse tomber le jouet devant lui. Puis il fléchi les jambes et se met debout en vacillant. Il écarte les bras de chaque côté de son corps pour se donner de l’équilibre et pose un pied devant lui. Il commence à trembler puis se stabilise. Il pose son pied gauche devant l’autre quand deux mains le saisissent sous les aisselles. La poigne est douce mais ferme. Les lèvres de l’enfant tremblotent, mais il ne pleure pas. Une douce odeur lui chatouille les narines ; il reconnaît sa mère et se blottit contre sa poitrine. « Calum ! » La femme sourit et réprimande doucement son fils. « Qu’est-ce que tu faisais ? Tu aurais pu te faire mal ! »

A cinq ans et demi, il sait lire.
L’enfant se hisse sur la pointe des pieds pour tenter d’apercevoir l’extérieur par sa fenêtre ; au bout de plusieurs essais infructueux, il y parvient et colle son petit nez contre la vitre froide. Dehors, l’herbe est verte et grasse, et des bourgeons commencent à apparaître à l’extrémité des nombreux arbres fruitiers poussant dans le gigantesque jardin. Néanmoins, il fait encore froid ; un vent d’une extrême violence souffle à l’extérieur, obligeant les plantes à se coucher. Les branches les plus longues des arbres raclent le sol, arrachant des fleurs colorées au passage. Entendant un bruit de pas derrière lui, l’enfant se retourne et aperçoit son père dans l’embrasure de la porte. Son père l’appelle ; « Calum. » Ce dernier acquiesce et va se blottir dans son lit. Une fois qu’il est bien emmailloté dans les épaisses couvertures en patchwork, James s’assoit au bord de son lit et ouvre un livre à la couverture bigarrée. Sa voix douce et grave s’élève, plus forte que le bruit du vent retentissant au dehors. Au bout de la troisième phrase, Calum s’approche et saisit le livre. Son père le regarde sans comprendre puis son expression s’adoucit quand son fils commence à déchiffrer les phrases d’une voix flûtée. Son débit est fluide, il ne mâche pas les mots et ne bute pas sur les lettres.

A dix ans, il découvre la musique.
Il fait chaud. Le ciel est à présent d’un noir d’encre, et la lune est haute dans le ciel, fière et digne. Cependant, même s’il fait nuit noire, la chaleur de la journée reste là. Partout, des cris, des rires et de la musique ; en ce jour de vingt-et-un juin, la fête est au rendez-vous. Une silhouette mince se détache à contre-jour dans la lumière d’un réverbère. C’est Calum ; il passe une main dans ses cheveux auburn et jette un regard exaspéré à ses parents qui marchent loin derrière lui. Il a grandi. Il paraît bien plus âgé que réellement, et il est vrai qu’il est plutôt beau. De grands yeux bleus en amandes lui mangent le visage, et une bouche charnue est posée sur son visage à la peau claire. « Papa, dépêche-toi ! Il est bientôt minuit ! » Non, ce n’est pas Cendrillon ; il est juste émerveillé par la musique. Lui qui était resté cloîtré si longtemps dans la maison familiale, il a l’impression de découvrir la vie. Les voix de basse des hommes, la douce mélodie s’échappant des guitares. Il se sent à sa place. Soudain, il s’arrête. Ses beaux yeux pâle ont croisés le regard noir d’un homme gardant précieusement une guitare dans le creux de ses bras ; en cet instant, tout bascule. Ses pupilles dilatées vrillées dans celle de l’homme, Calum a cessé de respirer. Il s’approche et s’assit près du musicien. Il est assez près de lui pour sentir son souffle tiède sur son visage, et pour voir la lueur scintillant au fond de ses yeux. L’homme entame une mélodie ; une chanson douce, chantée d’une voix rauque et suave. Il sait que sa vie ne sera plus jamais pareille, à présent. Il a découvert la musique. La vraie. Et surtout… Ce regard qu’il a échangé avec le musicien. Il contenait quelque chose. Est-ce cela qu’on appelle coup de foudre ? Le temps que ses parents arrivent, le beau musicien avait déjà entamé un second morceau. Un morceau inconnu de Calum. Une mélodie qui paraissait inventée pour lui seul… Mais toute belle chose a une fin. James et Ellen, horrifiés de voir leur enfant avec un homme inconnu, un bohémien, et homosexuel sans aucun doute, l’arrachèrent au musicien. Calum ne reçu pas de punition ; ce ne pouvais pas être sa faute, il était si jeune et innocent… Mais il fut blessé d’avoir été arraché à ce qu’il aimait avec autant de brutalité et de cruauté. Est-ce à ce moment que tout commença à changer ?

Sa première fugue, à douze ans.
Calum courait. Sous ses pas, le goudron imbibé d’eau produisait un étrange petit bruit de succion. Mais le jeune garçon ne paraissait pas s’en rendre compte. Il savait qu’en ce moment, la police et ses parents étaient déjà à sa recherche. Et qu’une bonne partie de la ville devait être au courant de sa fugue. D’ailleurs, qu’est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête ? Lui-même n’en savait rien. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il était étouffé, bridé, et ne se sentait pas à sa place dans ce monde riche et superficiel. Maintenant, il était libre d’aller où il veut, quand il veut. Il était libre pour quelques heures. Il fallait qu’il fasse vite. Il avait déjà une idée d’où aller. Après tout, Tom ne l’avait-il pas soutenu et réconforté dans ses pires moments ? Calum était sûr que son ami l’accueillerai à nouveau. Il courait à toute vitesse, soulevant des gerbes d’eau sous ses talons. Il se stoppa enfin, haletant et transpirant, ses cheveux d’un roux sombres collés sur son front, devant un gigantesque immeuble. Il pénétra à l’intérieur et entra rapidement dans l’ascenseur. Tom habitait au dixième étage. Quand Calum arriva en haut, il se rua hors de la machine et se planta sur le seuil de la porte. Il passa une main dans sa chevelure pour décoller ses mèches et appuya sur la sonnette, qui émit un bruit terrifiant. Aussitôt après, un beau visage à la peau halée et aux yeux brun apparut dans l’embrasure de la porte. Tom. « Mon vieux… Il faut que tu m’aides. » Son chuchotement était terrifié. « J’ai fugué. Cache-moi chez toi, je t’en pris… » La figure de son ami se décomposa. Il retourne à l’intérieur mais laisse néanmoins la porte ouverte. « Mes parents acceptent que tu restes ici, mais seulement cette nuit. Après, tu rentres chez toi. » De soulagement, Calum embrassa Tom ; peut-être un peu trop près de la bouche… Au bout de quelques minutes, la sonnette retentit à nouveau. Les gendarmes… De rage, le jeune garçon hurla. Ses parents vinrent le rechercher ; consigné dans sa chambre sans pouvoir sortir. Une punition modérée. Mais Calum protesta. Calum ne voulait pas, se sentait à nouveau enfermé. Il savait que ce ne serai plus jamais pareil.

A quatorze ans, il se rend compte qu’il est différent.
Calum contempla les nuages, allongé dans l’herbe de son jardin. Le ciel était d’un bleu azur irréprochable, et il faisait chaud. L’adolescent était torse nu, et n’importe quelle fille ayant de bons goûts en matière de garçons se serai pâmée devant ses muscles parfaitement ciselés et sa peau lisse et pâle. Une légère brise agitait ses cheveux d’un roux sombre qu’il portait assez longs. Ses yeux bleu clair ourlés de longs cils étaient rêveurs, et sa bouche était entrouverte sur une dentition étincelante. Une fois de plus, on l’aurai cru plus âgé que ce qu’il était réellement. L’herbe sous son corps était grasse, douce et fraîche ; Calum était bien. Ses doigts se refermèrent sur une fleur près de lui. Une marguerite. Il commença à enlever les pétales avec sa sempiternelle expression blasée. « Il m’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… » Il arracha la dernière pétale puis se redressa et inclina sa tête sur le côté, désemparé. « …pas du tout. » Il ? Pourquoi il, pourquoi pas elle ? Calum se sentit mal, soudain. Il se rappela, bien des années en arrière… Un regard qu’un musicien inconnu et lui avaient échangé. Un regard de braise, contenant nombre d’émotions interdites. Serai-ce possible que… Le jeune homme secoua la tête et passa une main dans ses cheveux en prenant une grande inspiration. Et puis soudain, une voix douce murmura son nom. Calum leva la tête et son regard rencontra un beau visage à la peau sombre et encadré par des cheveux ébènes ondulés et flottants dans le vent. Sa première pensée fut que cette apparition était un ange. Puis il se dit que les anges n’existent pas, pas plus que Dieu, et que ce n’est qu’une invention des hommes pour se donner une lueur d’espoir dans ce monde de folie et de décadence. Alors, qui était ce jeune garçon près de lui ? Et pourquoi son cœur tapait t-il si fort dans sa poitrine ? « Isaac. Je m’appelle Isaac. » Calum ne savait pas encore que c’est cette rencontre inattendue qui allait sceller à jamais son existence. Il ne savait pas que le fait que son cœur tambourinait de toutes ses forces dans sa poitrine était la raison pour laquelle ses parents le renieraient, plus tard. Par contre, il savait qu’il n’avait qu’une seule envie ; poser ses lèvres contre celles, qui semblaient si douces, d’Isaac…

Il prend de la drogue pour la première fois à quinze ans.
Le ciel était d’un noir d’encre, à peine voilé par quelques nuages impertinents ; le vent était glacial, et ébouriffait les cheveux dénoués des jeunes gens assis en rond autour d’un feu de camp. A travers la lumière vacillante des flammes, Calum aperçu le visage de ses amis. Ses amis. Ses parents lui avait maintes fois recommandé de ne pas leur faire confiance, mais le jeune homme n’était pas du même avis. De toute manière, il n’était jamais du même avis que ses parents ; esprit de contradiction. En face de lui se tenait Jake, le leader du groupe. Un drogué homosexuel. Celui qui avait permit à Calum d’accepter sa différence, de se rendre compte qu’il n’était pas semblable aux autres adolescents de sa connaissance. Il l’en remerciai, à présent. Les longs cheveux noirs de Jake volaient autour de son pâle et beau visage. Un sourire étira ses lèvres mince et il déclara d’une voix légèrement éraillée et grave ; « Je vais faire passer la seringue. » A ces mots, un délicieux frisson parcourut l’échine d’Calum. De l’héroïne. Quand la dose passa enfin dans ses mains, il savoura chaque instant. Il appuya l’extrémité pointue contre sa peau, et l’enfonça à peine. Aussitôt, une exquise sensation de plénitude l’envahit. Il était lui-même, Calum, en compagnie des gens qu’il aimait. Il appuya un peu plus sur la seringue, puis l’introduisit complètement dans sa veine. Un délicieux brouillard tomba alors sur son esprit. Il sentit un sourire bienheureux se peindre sur son visage, et se vit passer la dose à la personne assise à côté de lui. Les flammes dansaient sous ses yeux, il était bien… Il aurait voulu que ce moment dure toujours. Il ne pensait plus à rien. Il perçu à peine que des bras vigoureux l’enserraient brutalement. Il vit Jake le pousser dans l’herbe et se coucher à côté de lui. Il sentit ses mains aux larges paumes palper son torse avec avidité. Mais il ne dit rien. Il était bien, il était Calum.

L’accident survient à ses dix-sept ans.
Ses mains tremblaient. Elle était morte. Calum s’effondra sur le canapé, les jambes coupées, des larmes ruisselant sur son visage. Ses poumons étaient en feu et son visage le brûlait. Il lui semblait que son cœur se consumait lentement, causant une douleur effroyable dans sa poitrine. Ses mains se crispèrent sur sa chemise en coton. Il haletait, tout vacillait autour de lui. Son monde, sa raison de vivre avait disparue. Avait été soufflée aussi facilement qu’une légère flamme sur une bougie. Le jeune homme vit son poing s’abattre sur l‘accoudoir en bois, incontrôlable. Le chêne trembla sous le choc et un liquide écarlate vint tacher le sol. Il regarda sa main à travers ses larmes, sans comprendre. Quand il vit le sang couler le long de mon bras, il enfoui son visage dans un coussin détrempé. Il ne savait plus que pleurer, à présent. Pleurer pour évacuer la douleur insoutenable qui grandissait en lui. Il hurla. Un autre moyen de déverser son chagrin incommensurable. Si son chagrin pouvait avoir un nom. Il poussa un autre hurlement, muet cette fois. Il enfoui son visage dans ses mains et se mordit la langue pour se calmer. Le goût métallique du sang se déversa dans sa bouche. Il avait mal, il avait froid, il était bouffé de l’intérieur par une rage incroyable. Il n’était plus lui. Il s’était perdu à jamais, une partie de son âme s’était envolée en même temps qu’elle. Il voulait souffrir, avoir mal autant qu’elle lors de sa mort. Des larmes ruisselaient sans arrêt de ses yeux bleus. Ces yeux qu’il voulait crever, ces yeux qu’il haïssait pour l’avoir confronté à cette immonde réalité. Elle n’était plus là. Il l’avait vue, étendue sur un brancard. Morte. Il ne voulait pas y penser, mais cette scène tournait et retournait dans son esprit, telle un serpent malsain. Tel une ronde insidieuse. Mais après tout, peut-être que tout cela n’était qu’un rêve, peut-être que son désespoir disparaîtrait bientôt et qu’elle reviendrait le voir, souriante, heureuse. Peut-être. Mais au fond de lui, Calum savait que c’était impossible. Elle était morte.


Dernière édition par Calum A. Matthews le Mar 23 Fév - 15:23, édité 2 fois
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Vicky J. Walter
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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Ven 19 Fév - 14:40

Puisqu'un bienvenue serait de trop, bonne continuation pour ta fiche ^^

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    (c) FoX
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Calum A. Matthews

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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Ven 19 Fév - 14:49

Thanx Marma =3
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Ledwine G. Wedenson

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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Dim 21 Fév - 20:12

La réponse miroir tu veux ?
Bonne continuation, mister&miss ! =3
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Gabrielle A. Woody

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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Dim 21 Fév - 20:38

Bonne chance pour cette nouvelle (encore) fiche !
Cal-chou ♥️
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Calum A. Matthews

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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Lun 22 Fév - 19:14

Histoire & description physique postées ^o^
J'me suis bien éclatée pour la description x) Et l'histoire est looongue. Oo
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Ethan D. Wedfort
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Ou pas.

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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Ven 5 Mar - 19:54

Bienvenue (ou re ? )
Bonne chance pour ta fiche \o/

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Jude C. Flawers
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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Dim 7 Mar - 20:06

Ben (re xD )bienvenue parmis nous =D
Ce calum me parait très interessant =3

Bonne chance pour la fin de ta fiche !

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Calum A. Matthews

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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   Mar 13 Juil - 18:44

Thanx =D
Bon, je suis motivée pour finir ma fiche. èé
Et puis oui, Calum est très intéressant (oupas). 8)

Edit ; I'm bac \o
Je vais essayer de finir ma fiche le plus vite possible, tant qu'à faire ^^
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MessageSujet: Re: Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?   

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Calum ♦♦♦ When melt the snow, where goes the white ?
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